Bill : Tu dors ?
Anita : Maintenant non, grâce à qui !
Bill : Tu dormais pas, alors ne m'emmerde pas.
Anita : Alors pourquoi tu m'as demandé si je dormais ?
Bill : Pour engager la conversation.
Anita : Qu'est-ce que tu me veux ?
Bill : Quelle heure est-il ?
Anita : Ton cul moins le quart.
Bill : Tu as fait l'école du rire ou bouffer un clown ?
Anita : Oh ça va. Il est 2H.
Bill : Je vais commander du champagne, je reviens.
Anita [séchement] : Tu as invité quelqu'un sans même prendre la peine de me le dire ?
Bill [désespéré] : Mais non.
Anita : Va s'y, si ça te fait plaisir, ça t'occupera.
Bill partit chercher du champagne, pour je ne sais quelle raison, donc en attendant, je mis un pull puisque ma nuisette était un peu trop transparente... Bill revint avec une bouteille à la main. Il éteignit la lumière centrale de la chambre & alluma une lampe de chevet, dont l'éclairage était faible. Je me levai pour rallumer la lumière centrale, mais Bill me plaqua contre le mur. Il me regarda droit dans les yeux, puis me sourit & éteignit de nouveau la lumière. La chambre était très sombre, malgré l'éclairage de la lampe de chevet. On alla s'assoir sur le lit. Bill ouvrit la bouteille, & le bouchon partit droit dans le miroir & le cassa. Bill se retourna vers moi & rit. Nous restâmes quelques secondes à se regarder dans le blanc de l'oeil. Il approcha son visage du mien. Il ne reste que quelques centimètres, puis quelques millimètres qui séparaient nos lèvres. Nos lèvres se frôlèrent, puis se touchèrent. Elle étaient à la fois chaudes & humides. Je sentis sa bouche s'entrouvrir, il mordilla ma lèvre inférieure avec ses dents. Avec une légère hésitation, je me rapprochai de lui. Mes mains se posèrent malgré moi sur ses hanches, & j'enfouis ma tête dans son cou. Il ne bougea pas, mais ses yeux se fermèrent. Je déposai un léger baiser sur sa peau si douce & si chaude. J'entendis son souffle légèrement haletant. Mes mains remontèrent le long de son torse. L'un de mes doigts traça le contour de son étoile. Il rouvrit les yeux. Ma langue laissa une traînée humide le long de son cou. Il frissonna. Mon coeur se serra. Mais qu'est-ce que je faisais ?
Bill [souriant] : Tu veux du champagne ?
Anita : Je suis très sensible à l'alcool...
Bill : Ca ne va pas te tuer.
Anita : Juste me faire gerber sur le lit.
Bill [embarrassé] : Je suis désolé pour ce qu'il s'est passé.
Anita [embarrassée] : Non c'est de ma faute. Oublions cette histoire.
Bill : Tiens ton verre.
Anita : Merci.
Bill : Ne vomie pas s'il te plaît.
Anita : Si j'ai envie, ça sera sur toi.
Bill : Comme c'est gentil.
Anita : Tu as vu ça ?
Bill : Non je l'ai entendu, enfin pour le moment.
Anita : Ne joue pas sur les mots.
Chacun but son verre dans le silence absolu, sans même se regarder. Une fois avoir fini nos verres, nous allâmes nous coucher. Il était 10H, Bill sortit de la salle de bain. Il était habillé, coiffé, les cheveux soigneusement lissés & ses yeux légèrement maquillés. Il me regarda en souriant. Contrairement à ce qu'il aurait pu croire, je ne lui rendis pas ce sourire. J'allai me doucher à mon tour. Une fois lavée, je me rendis compte que j'avais oublié de prendre mes habits. Je mis une serviette autour de ma taille & sortis prendre mes habits. Je pris mes vêtements sous les regards suspects de Bill, & je retournai dans la salle de bain. Je resortis une heure après en étant habillée, coiffée & maquillée. On prit tous deux nos sacs & descendit rejoindre les autres dans le hall. La journée se passa comme la veille sauf qu'on n'était pas au même endroit. Il était environ 18H lorsque nous rentrâmes à l'hôtel pour nous changer. On devait aller à une remise de prix où le groupe était nominé pour La Révélation de l'année. Nous montâmes dans la chambre, je remarquai que Bill s'épilait les jambes lorsqu'il leva son jean, & je lui en fis la remarque. Il m'envoya chier de plus belle. Je pris une robe noire & des escarpins & j'allai me changer dans la salle de bain. Lorsque j'en sortis, Bill me regarda sans même bougé.
Anita : Ca va ?
Bill [reprenant ses esprits] : Euh Oui, oui...
Anita : J'arrive pas à marcher avec ses talons, ils sont trop haut.
Bill : Fixe un point devant toi, ne regarde pas tes pieds.
Anita : Comment tu sais ça ?
Bill : Ma mère travaille dans la Mode, quand j'étais petit, j'assistais au répétition des défilés.
Anita : Comment tu fais pour pas être homo ?
Bill [levant le sourcil] : Hein ?
Anita [baissant la tête] : Pardon...
Bill : Comment tu ne peux pas être homo si tu sais pas marcher en talon ?
Anita : C'était méchant ça.
Bill : Pas plus que ce que tu as dit.
Nous continuâmes à nous habiller à toute allure. Nous descendîmes dans le hall de l'hôtel. Nous montâmes dans le bus pour pouvoir aller à la remise de prix. Une fois arrivé, une meute de filles complétement givrées hurlaient leurs noms. Nous rentrâmes dans l'immense salle. La soirée se passa très bien & vite, ils ont gagné leur premier prix en France, j'étais contente pour eux, malgré la réflexion que j'avais faite à Bill. Je lui avais demandé combien il avait payé pour obtenir ce prix. Il l'avait très mal pris, tant mieux, c'était le but. Il était 22H, David nous proposa d'aller manger. On s'arrêta à une pizzeria. Nous nous mettâmes à table, comme par hasard, Bill se retrouve face à moi. Nous commandâmes chacun une pizza. Une fois que nous fûmes servis, je fis croire à Bill que ma pizza sentait mauvais. Je coupai une part & je la lui mis sous le nez. Lorsqu'il s'en approcha, je lui écrasai la pizza en pleine face. Il se débarbouilla la figure avec sa serviette, puis il m'envoya le contenu de son verre dans la figure. Avant que la situation n'empire, David s'interposa pour ne pas que ça dérive d'avantage.
David [énervé] : Bon c'est fini ?
Bill : Non, je vais lui régler son compte.
David : Tu le ferras dans votre chambre ! Maintenant arrête !
Bill : Je vais t'enpailler ce soir, tu vas voir.
Anita : Moi je vais te plâtrer de la tête aux pieds, on verra si tu auras autant de succès avec ses folles en chaleurs.
Bill : Psychopathe !
Anita : La ferme l'asperge.
Bill : Tu es pathétique...
Anita : Au fait les gens, j'ai une blague à dire.
Georg : Va s'y, on t'écoute.
Bill : Change bien de sujet boufonne.
Anita : Ecoute ma blague Bill. Quel animal peut servir de perruque ?
Tom : Un serpent ?
Anita : Tu es à côté de la plaque.
Georg : Je vois pas.
Anita : Un hérisson, & aussi un porc-épic.
Georg [mort de rire] : Ca va toujours Bill ?
Bill [désespéré] : C'était comique. Tu as mis combien d'heures pour mijoter ça ?
La soirée se passa comme ça, jusqu'à ce qu'on rentra à l'hôtel. Chacun se mit dans un angle de la chambre pour pouvoir se changer. J'enfillai un pyjama car je trouvais qu'il faisait un peu froid. Bill mit un tee-shirt & un caleçon. Je l'observais par le reflet de la fenêtre. On s'allongea tous deux sur le lit, sans se regarder ni même se parler. Bill me servit un coupe de chambre. Je souris puis il me tendit celle-ci, & s'en servit une. Nous trinquâmes, je bus une gorgée puis je posai ma coupe. J'attrapai une fraise, croquai la moitié tout en le regardant. Je m'approchai de lui, & lui présentai celle-ci. Il la prit en bouche, en régalant mes doigts. Il passa une main dans mes cheveux & m'embrassa sur le front. Il me fit un petit sourire touchant & se mordit les lèvres. Je me rapprochai de sa bouche. Il releva la tête & son regard s'illumina. Je m'arrêtai juste devant son visage. Je sentis son souffler s'écraser sur mes lèvres. Sa main vint se poser sur mon visage. Mes lèvres se rapprochèrent progressivement des siennes. Elles se touchèrent enfin. Ce fut un baiser long & passionné. On se détacha progressivement l'un de l'autre. Je me rapprochai encore de Bill. Nos lèvres se reconnectèrent. Ma bouche s'entrouvit. Il me suivit. Ma langue pénétra dans sa bouche. Je me levai, chamboullée par ce qu'il venait de se passer, Bill me suivit. Il me plaqua contre le mur, & m'embrassa à pleine bouche. Il retira doucement mon tee-shirt. Nos langues s'entremèrent. Je ne devais pas... Je le savais. Mais c'était tellement bon. Mes mains passèrent sous son tee-shirt & le retira sans difficulté. Nos lèvres se reconnectèrent. Tous les mots et les pensées dans ma tête s'entrechoquèrent. Je ne pouvais plus rien penser. Je ne me contrôlais plus. Bill continua de m'embrasser fougueusement. Ses mains carressèrent mon torse. Elles descendirent pour arriver à mon pantalon, qu'il fît glisser en même temps que ses doigts & le descendit le long de mes cuisses. Nous nous embrassâmes encore & encore. Ses mains remontèrent, jusqu'à dégrafer mon soutien-gorge. Je fis glieer son boxer, il fit de même. J'embrassai son cou, son torse & son visage. Ses mains étaient posées sous mes fesses, mes jambes enroulées ses hanches. Nous respirations étaient saccadées, je soupirai de plaisir. Bill blottit sa tête dans mon cou, je sentis son souffle, il expirait fort, très fort. Sa langue glissa sur ma peau & ses mains descendirent sur mon torse. Je tremblais. Ma tête me disait d'arrêter avant que ça dégénère. Il enleva sa tête de mon cou & se dégagée délicatement de moi. La pièce était très sombre. Il n'y avait que les lumières de la rue qui l'éclairait. Les rideaux de la chambre étaient tirés, à croire que le coup avait été prévu. Je ne savais pas réellement pourquoi on faisait ça, vu que pendant la journée c'était la guerre. C'était illogique, mais j'aimais ça. Je ne savais pas non plus, si cela était de l'amour ou pas. Mes mains carressaient son corps. Mon esprit était ailleurs. Je flottais. Mes doigts parcouraient le bas de son ventre. Il frisonna sous mon toucher. Ma tête se posa délicatement dans son cou. Ma bouche entrouverte, laissa échapper ma langue qui lui caressa doucement sa peau si chaude. Mes mains carressèrent son torse. Je sentis ses doigts s'aggriper à mes cheveux, puis les tirer légèrement. Sa tête vira en arrière, et son souffle devint plus rapide. Il se mordit les lèvres. Je me retrouvais face à lui. Les yeux pétillants, les mains sur son torse. Mes doigts se mélangèrent à ses cheveux bruns. Il ferma les yeux. Nos torses se mirent en contact. Ma main droit aggripa sa nuque pour rapprocher son visage du mien. Mes lèvres mordirent sa lèvre inférieure. Sa bouche s'entrouvrit, ma langue s'introduit entre ses lèvres. Les battements de mon coeur se faisaient plus intenses dans ma poitrine. Ma langue caressa doucement la sienne puis lécha sa lèvre inférieure. Il me mordilla passionnément la lèvre. Mes mains frôlèrent le bas de son dos pour descendre sur ses fesses et les caresser tendrement. Son érection se faisait plus dense. Je le plaquai contre le mur pour mieux l'embrasser. Je l'embrassai langoureusement. Nos langues s'entremêlèrent d'une manière fougueuse & chaude. Il était tellement beau. Nos deux corps se frottèrent alors que ma main droite empoignait son érection & fit des allés-retours. Des gémissements sortirent de sa bouche. A ces mots, un sourire de satisfaction prit place sur mes lèvres. Mes mouvements devenaient de plus en plus rapides. Je descendis devant son érection imposante, & la pris en bouche. Ma langue glissa le long de sa verge humide & chaude. Ce qui le fit frémir & j'entendis mon prénom dans un cri étouffé. Ma bouche entourait son intimité & fit des vas-et-viens intenses & de plus en plus rapides. Je me dégageai & laissai mon doigt contourner le bout de son érection, ce qui le dit trembler & gémir de plus belle. J'avalai sa semence, & remontai doucement en prenant soin de laisser ma langue traîner sur sa peau, le long de son torse. Une fois face à lui, il m'embrassa fougueusement. Ses yeux brillaient. Je sentais son coeur battre la chamade dans sa poitrine. Sa langue glissa dans son cou. Sa jambe m'aggripa pour me coller encore plus à lui. Il me regarda droit dans les yeux pour m'embrasser encore une fois, mais plus délicatement. C'était un baiser intense & fort. Il se décolla de moi & me traîna sur le lit. Il s'assit & m'entraîna dans sa chute tout en m'embrassant doucement & tendrement. Je me retrouvai sur lui, ses mains carressèrent mon dos. Je continuai à l'embrasser tout en me frottant doucement à lui. Je savais qu'il en voulait plus, & moi aussi. Ses ongles s'enfoncèrent dans mon dos. Je lui mordis délicatement le cou. Mes mains carressèrent son torse humide. Mes lèvres rencontrèrent les siennes une dernière fois. Nous nous séparâmes. Nous nous allongâmes l'un contre l'autre tout en souriant.