Point de vue d'Eléna
Elena ? Moi m'appelait Elena ? Oula... Elle était complètement fondue celle-là. Je ne portais tout de même pas un nom de pute des pays de l'est. Enfin bref, les médecins arrivèrent et demandèrent à cette femme qui elle était. Elle se disait être ma tante. Une fois qu'elle était répondu à leur question, les médecins sortirent avec elle de ma chambre. Qu'est-ce qu'il se passait ? J'en avais aucune idée. L'inconnu était toujours là. Il ne me regardait plus. On aurait dit qu'il était pétrifié. Je lui faisais peur ? Je n'en savais rien non plus. J'essayai en vain de croiser son regard. Echec. Il me tourna le dos lorsqu'il comprit mon petit jeu. Mais qu'est-ce que j'avais, bon sang ? Pourquoi on ne me disait rien ? Pourquoi restait-il avec moi ? Etait-il mon copain ? Etait-il mon frère ? Tant de questions sans réponse me mangèrent le cerveau. Mais, avais-je encore un cerveau ?
Les médecins rerentrèrent dans ma chambre, l'inconnu leur fit face. Ils faisaient tous des têtes d'enterrement. Allais-je mourrir ? L'inconnu, vu son regard, avait l'air d'être plus au courant que moi. J'essayai de croiser son regard de nouveau. Victoire. Cette fois-ci, il me laissa le regarder. Je plongea mes yeux dans les siens, ils se noyèrent littéralement. Mes yeux étaient comme dépendants des siens, il m'était impossible de décrocher mon regard du sien. Pour la première fois depuis que ma soit-disante tante avait débarqué, il souriait. Mais ce sourire était faux. Ce sourire était forcé. Les médecins était toujours là, ils nous regardaient. Mon inconnu arrêta de sourire, décrocha son regard du mien et l'ancra dans celui des médecins. Un de mes médecins prit une grande inspiration, et se décida à parler :
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Mademoiselle, connaissez-vous la femme qui est venue dans votre chambre tout à l'heure ? me dit-il.
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Non monsieur, je ne la connais pas,
lui répondis-je.
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Vous êtes sûre ? Elle prétend être la soeur de votre mère. Elle a même des photos de vous,
me dit-il.
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Puisse-je voir les photos ? Si elle était la soeur de ma mère, pourquoi ma mère n'est pas venue avec elle ? lui demandai-je.
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Elena, votre mère est décédée quand vous étiez enfant,
me répondit-il. >>
Ma mère, morte ? Non, pas possible, c'était un cauchemard ! Par pitié, non ! Je me recroquevillai sur moi-même sur mon lit. Ce même médecin s'approcha de moi et me tendit des photos. C'est vrai, cette fille me ressemblait. Mais les photos dataient, rien ne prouvait que c'était moi. Rien du tout. Je les regardai de nouveau, puis les analysai. Il y avait deux filles sur une photo, deux filles identiques. Avais-je une soeur jumelle ? Puis, j'analysai une autre photo. Cette fois-ci, il n'y avait plus qu'une des deux filles et un homme. Etait-ce mon père ? Je relevai la tête, tout le monde me regardait. Ma soit-disante tante était revenue et elle me regardait. Tout le monde attendait que je dise quelques choses sans doute, mais que pouvais-je leur dire ? Je ne me souvenais de rien, mais je décidai à leur poser quelques questions :
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Qui sont ces personnes ? lui demandai-je.
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Sur cette photo c'était ta soeur ... me répondit-elle.
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Comment ça c'était ? lui coupant la parole.
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Elle est morte avec ta mère dans un accident de voiture, tu ne te souviens pas ? me demanda-t-elle.
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Ce n'est pas possible ! Je m'en souviendrais ! lui répondis-je.
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Eléna, tu souffres de grosse amnésie. Tu ne peux pas t'en souvenir vu les dommages de ton cerveau,
me dit le médecin.
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Mais alors pourquoi je peux parler si mon cerveau est détraqué ? lui demandai-je.
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Il n'est pas détraqué, Eléna. Il va falloir qu'on te fasse beaucoup parler pour que tout refasse surface,
me répondit-il.
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Et toi, qui étais-tu sencé être ? Mon copain ? Mon frère ? Qui ? lui demandais-je.
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Je m'appelle Bill, c'est moi qui t'ai trouvé. Je ne suis qu'un inconnu, comme on pourrait dire,
me répondit mon ex-inconnu.
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Et vous, vous n'avez pas répondu à ma question, pourquoi je peux toujours parler alors ? lui demandais-je de nouveau.
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Tu n'as pas endommagé la partie du cerveau qui te fait parler et bouger,
me répondit-il. >>
Alors comme ça il s'appelait Bill et moi Eléna, et je suis amnésique...